81, c’est le nombre de réunions publiques à l’initiative de Thomas Gassilloud depuis le début de son mandat. Lundi 27 avril, à Marcy-l’Étoile, Fabienne Tirtiaux, suppléante du député, a ouvert la séance en rappelant l’ADN de ces rendez-vous : « Ces réunions ont lieu chaque mois dans une commune différente. C’est important que chaque citoyen ait l’occasion de rencontrer et d’échanger avec les élus».
En présence de Loïc Commun, maire de Marcy-l’Etoile, cette réunion publique concluait une journée marathon intitulée : « De la recherche au soin, comment anticiper les besoins de demain ? ». Accompagné d’élus locaux, du Sénateur docteur Filaire, de citoyens, le député a parcouru les infrastructures clés du territoire, des centres hospitaliers de Saint-Symphorien-sur-Coise et d’Aveize jusqu’aux fleurons technologiques de Marcy-l’Étoile. Thomas Gassilloud est notamment revenu sur sa visite à l’école vétérinaire VetAgro Sup et chez BioMérieux, institutions emblématiques de l’approche « One Health » (une seule santé).
Mais la soirée a pris un tournant plus politique lors des échanges avec le public. Un habitant a interpellé l’élu sur le plan d’économies drastique récemment annoncé par Éric Ciotti à Nice, s’interrogeant sur la possibilité de dupliquer cette méthode au niveau national face à une dette publique « affolante ».

Au-delà des enjeux budgétaires, la réunion a pris une dimension plus sociale et humaine lorsque la question de la protection de l’enfance a été mise sur le tapis. Au sein du conseil de circonscription, un groupe de travail citoyen s’organise. L’objectif est double : observer l’application concrète des réformes sur le terrain pour s’assurer qu’elles ne restent pas de vaines promesses ; et nourrir le travail législatif du député.
Alors que les participants espèrent voir la protection de l’enfance érigée en “cause nationale” pour 2027, l’appel a été lancé à tous les citoyens volontaires pour rejoindre cette réflexion collective.
Le débat s’est intensifié sur la question de l’école inclusive, où la théorie législative se heurte parfois violemment à la réalité des classes. Interpellé sur le manque de diagnostics pour les enfants souffrant de troubles du neuro-développement (TND), le député a entendu le témoignage sans fard de Loïc Commun. L’édile a partagé l’anecdote d’un enfant handicapé dont l’arrivée en école communale a provoqué une crise majeure : enseignante en arrêt, défection des AESH et scènes de violence. « C’est compliqué de garder des gens avec des contrats de 20 heures par semaine », a déploré le maire, pointant la précarité des accompagnants. Si la solidarité locale a permis une « fin heureuse », le maire a pointé du doigt les manquements de l’Éducation Nationale.
Le député a également été interpellé par des soignants sur la situation délicate des centres hospitaliers du territoire, le projet public du Centre Hospitalier des Monts du Lyonnais (CHMDL) et le centre médical de l’Argentière (CMA). Thomas Gassilloud a rappelé que l’État investissait massivement : « avec 8 millions sur chacun des 2 sites pour reconstruire deux centres hospitaliers ».

Le débat s’est ensuite orienté vers les questions de citoyenneté et de défense, domaines de prédilection de Thomas Gassilloud à l’Assemblée nationale. Un membre de l’équipe municipale de Marcy-l’Étoile a interpellé le député sur la “perte de vitesse” perçue du Service National Universel (SNU). « C’est dommage qu’il y ait une perte de vitesse car les jeunes étaient relativement satisfaits du projet », a souligné l’intervenant, rappelant que ce dispositif permettait de susciter des vocations dans l’armée, la gendarmerie ou chez les pompiers. Thomas Gassilloud reconnaît que le SNU traverse une phase de questionnement, tout en réaffirmant l’importance de proposer aux jeunes un cadre d’engagement républicain fort avec une Journée Défense et Citoyenneté (JDC) récemment réformée.
Autre sujet de tension pour les élus locaux : la loi ZAN (Zéro Artificialisation Nette), qui vise à stopper l’étalement urbain pour protéger les sols. Le député a admis que l’application de cette mesure était parfois perçue comme “brutale” et manquait de pragmatisme sur le terrain. Il faut des usines en France », a-t-il martelé. Pour l’élu, tout l’enjeu de la politique actuelle est de rendre ces objectifs contradictoires “compatibles” grâce à une discussion permanente et une adaptation des règles aux réalités locales.

Le conseil de circonscription ne s’arrête pas aux débats. Un groupe de travail citoyen prépare déjà une journée thématique dédiée à la transition écologique pour le 5 juin prochain, ainsi que le 7e Tour de la circo à vélo sur le thème de l’eau, le 19 juin. « L’idée, c’est de nourrir le travail législatif par les remontées du terrain », conclut Fabienne Tirtiaux. La méthode semble être appréciée. À suivre.
Pour plus d’informations, vous pouvez contacter Fabienne Tirtiaux (fabienne.tirtiaux@gassilloud.fr / 06 10 52 60 71).